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Des Cellules souches pour réparer la mœlle épinière

Dans la revue " Cell Stem Cell " vient de paraître le 1er juin 2018 un article de Erik Curtis et al, de différents département de l’Université de San Diego en Californie (directeur J. Ciacci), " First-in-Human, Phase I Study of Neural Stem Cell Transplantation for Chronic Spinal Cord Injury, (une première chez le traumatisé médullaire chronique, étude d’une phase I après transplantation de cellules souches"

On sait depuis qu’elles ont été décrites que les cellules souches pourraient révolutionner la médecine. Indifférenciées elles sont capables à la fois, de générer des cellules spécialisées et de se maintenir dans l’organisme par prolifération ou par division. Mais comment les utiliser ? Pour l’instant, on sait les prélever et les cultiver.

Si l´on peut soigner des malades du sang avec des cellules souches issues de la mœlle osseuse ou du sang de cordon, des tests ont eu lieu pour d´autre maladies. Une patiente a ainsi été la première personne au monde à avoir subi une greffe de cellules souches dans le cœur. Agée de 68 ans, elle souffrait d’insuffisance cardiaque sévère à la suite d’un infarctus ancien. La greffe sur la partie du cœur touchée a été réalisée le 21 octobre 2014, par le Pr Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris.

Il faut cependant aujourd’hui faire attention à leurs utilisations. On trouve, par exemple sur Internet, toutes sortes d’offres de traitements capables de guérir ou de soulager les maladies les plus graves, du diabète à la maladie de Parkinson…. à l’aide de cellules souches. L’efficacité de bon nombre de ces traitements n’a pas encore été confirmée et leur utilisation n’a jamais été autorisée officiellement.

La Food and Drug Administration (FDA), l’agence fédérale qui réglemente les cellules souches aux États-Unis, a d’ailleurs tenu des réunions sur le sujet afin de revoir les règles en vigueur. Alors que certains redoutent un durcissement des règles qui restreindrait la liberté des patients, d’autres, au contraire, estiment qu’il faut empêcher cette thérapie dans des lieux qui ne sont pas spécialistes du sujet.

Revenons à nos auteurs qui ont testé un groupe spécial de cellules souches type NSI-566 sur la mœlle épinière. Elle sont appelées aussi "Neural stem 566" et se trouvent maintenant dans le commerce où elles pourront être employées régulièrement. Dans un essai clinique, quatre sujets qui avaient une lésion entre T2 et T12 ont reçu un traitement après ouverture de la dure-mère et laminectomie consistant à six injections bilatérales stéréotaxiques de cellules NSI-566. Tous les sujets ont bien toléré la procédure sans conséquence, on en est de 18 à 27 mois après. Chez deux sujets, une amélioration neurologique a été constatée, que ce soit au niveau des réponses motrices ou sensorielles.

En Avril, la société " Neuralstem " a annoncé qu’elle avait reçu l’autorisation de la FDA de commencer un essai clinique de la Phase 2 concernant l’utilisation de cellules souches INS-566 chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Ainsi, les résultats démontrent que cette transplantation est très encourageante avec des signes sérieux de récupération. Mais il faut cependant rester prudent car pour l’instant ces données sont préliminaires et aucun résultat statistique n’a pu être établi.

François Clarac


(PDF - 1.6 Mo)
curtis-2018-cell-stem-cell-first-nsc-transplantation.pdf

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